Les berceaux
Les jeunes enfants qui n’étaient pas en age de marcher étaient placés dans des berceaux.
(Sauf exceptions ou pour échapper au roi Hérode le petit Moïse fut placé dans une barquette).

Comme on peut le voir sur cette première image, les langes étaient totalement enveloppants, et ne laissaient aucune liberté à l’enfant.

Un tel ligature de l’enfant peut paraître cruel, mais cette pratique (répandue dans beaucoup de cultures) à un fondement assez logique. En effet, les jeunes enfants laissés libres demandent une attention de tous les instants. Et, pour une mère travaillant aux champs par exemple, il est rassurant de savoir que son enfant n’est pas en train de vadrouiller hors de sa vue (au risque de se faire dévorer par un loup, un chien, ou un porc errant) mais reste « bien sagement » là où elle l’a placé (contre un arbre par exemple) où elle peut le voir à chaque instant.
Ensuite, des raisons pharmatico – religieuses, furent évoquées pour maintenir cette pratique jusqu’a une période récente.
Depuis, très récemment en occident, il s’est avéré que pour le développement de l’enfant, surtout au niveau de celui de ses hanches, il convenait mieux de le maintenir libre de ses mouvements.

Cette nouvelle image montre deux jeunes enfants vêtus exactement de la même manière que les adultes, en compagnie de leurs mères. Celle de droite est en train de bercer son bébé.
Le berceau est constitué, semble-t-il, de deux demi disques de bois, reliés entre eux par des traverses, et le bébé, toujours dans ses langes de tissu est posé par dessus un rembourrage.
La latte de bois située au sommet sur le coté montre trois fentes. Comme on le verra mieux sur d’autres images, ces fentes permettent de passer des lanières afin de maintenir l’enfant dans le berceau.

Ici, les extrémités du berceau semble triangulaires, et l’on se demande comment le berceau peut ainsi tenir en place si l’on arrête de le tenir, comme le fait cette fillette. Peut être y avait il un support sur lequel le berceau était placé quand l’enfant était endormi ?
Ici, on distingue clairement les cordes passant dans la latte supérieure, et maintenant l’enfant dans le berceau. On voit aussi une poignée destinée probablement à soulever le berceau.

Sur cette dernière image, l’enfant parait plus âgé, et est libre de ses mouvements. Le montant supérieur de son berceau présente cependant toujours les ouvertures permettant de lier l’enfant dans le lit. Si la tête du lit est toujours triangulaire, le pied du lit, lui, semble carré ou rectangulaire. De la sorte, le lit tient seul en place. Coté décoration, les lattes paraissent peintes en bleu blanc et rouge