• Les costumes qui montreront tant pour la femme que pour l’homme l’habillement civil de l’époque. Des chaussures au chaperon.
  • Dans la bible de Maciejowski , à l’exception des illustrations montrant des personnes alités, un ou deux paysans en train de faire des travaux de force, et une unique enluminure montrant quelques personnes en guenilles, tous les personnages portent des chaussures ou des bottes.
  • Commençons par les chaussures présentant le moins de matière : celles préférée par les nobles.
  • Ces modèles présentent pour la plupart une quantité de cuir calculée au minimum tout en étant capable de tenir encore le pied. Un peu comme une semelle qui remonte un peu sur les cotés du pied pour juste caler celui ci, et une lanière passant sur le coup du pied, juste à la base de la jambe pour éviter que la chaussure ne sorte toute seule.

Ici, la lanière de coup de pied est vraiment très fine.

Cette image présente assez clairement la lanière de coup de pied qui venant de l’intérieur de la jambe doit certainement se boutonner coté extérieur.

Sur cette image il semble qu’une couture frontale est représentée plutôt clairement sur le pied gauche.

 

On voit que ces chaussures apparemment très souple, semblent avoir été utilisées telles quelles pour l’équitation, avec un éperon à pointe ronde comme ici, ou sans éperon comme sur une l’illustration précédente.

 

La paire ci dessus, bien que du modèle que j’appelle ici « noble » par commodité, est porté par un musicien.
Noter les chausses noires (en cuir comme les chaussures ?), et le bas de la robe (bicolore) découpé en lanières.

Ce dernier modèle de chaussure utilisé par un personnage noble, parait présenter non pas une ouverture unique sur le dessus du pied, mais une en forme de goutte d’eau sur chaque coté du pied. La lanière du coup de pied (en deux morceaux probablement) retrouve ici la pointe formée par la languette passant sur le dessus du pied. Il est probable qu’un bouton de cuir permette de fermer cette chaussure. L’arrière de ce modèle parait présenter une pointe remontant sur l’arrière de la chaussure.
Pour l’avoir essayé, ce dernier élément « décoratif » peut tout a fait servir de chausse pied, et est même très pratique dans ce rôle.

Après les modèles réservées aux nobles dans l’ouvrage étudié, continuons d’ajouter du cuir et passons maintenant, aux chaussures sans ouvertures autres que pour la jambe :  Voici des modèles proches du modèle « noble » on retrouve à part l’ouverture sur le dessus du coup de pied, une forme similaire, et la lanière simple permettant de serrer correctement la chaussure.

Cette paysanne porte des chaussures de ce modèle.

Cette image permet de voir assez clairement les deux cotés de ce modèle. Il semble que la lanière de coup de pied, assez large au début, du coté intérieur du pied, se rétrécisse rapidement, pour se fixer au corps de la chaussure coté intérieur, par ce qui semble être un bouton de cuir roulé.
Sur cette image, on voit le départ de la lanière bien plus tardif que précédemment, et une probable couture (ou décoration ?) sur le dessus du pied. Si c’est bien une couture, et comme c’est la seule visible alors, techniquement, il parait possible
d’assembler un tel objet en un seul morceau. Sans semelle séparée…
Si oui, une couture sur le talon, et une autre sur le dessus du pied permettent
determiner rapidement une chaussure bien ajustée sur le pied, sans se soucier
d’ajuster des pièces entre elles. Par rapport à ceux que j’ai déjà reconstitué, cela
me semble bien plus simple. Mais était ce le cas ? Personnellement, je ne connais
pas (encore) de modèle d’époque, correspondant à cela. Donc ce n’est qu’une supposition.

Ici, côte à côte, on voit
le modèle « noble » (dans
une version cousine du
modèle à gouttes d’eau) et
« classique ». On peut voir
que les formes générales
sont assez similaires.
Curieusement, ici, la lanière est identique sur les deux cotés du pied.
Erreur du dessinateur, ou, comme sur le modèle « a gouttes d’eau » y
aurait il un bouton de cuir (ou un nœud des lanières) sur le devant de
la chaussure permettant de la fermer ?
Ici, une chaussure vue légèrement de biais,
à l’extrême gauche me laisse croire à cette hypothèse.
Celles ci dessous paraissent
avoir un laçage latéral

D’autres modèles de chaussures simples existent. Sur l’image
ci dessous, on peut noter l’absence de lanière de maintient,
et coté extérieur une découpe dégageant la malléole.
Ici, on commence à quitter le
domaine des chaussures pour
entrer doucement dans
celui des bottes

Une ouverture latérale externe, fermée par ce qui pourrait  être un bouton de cuir roulé
permet d’assujettir la chaussure au pied. Ces chaussures légèrement montantes ne semblent
pas posséder de système de fermeture. Si les chaussures montrées jusqu’a présent
paraissent toutes de cuir noir, quand on commence à s’intéresser aux chaussures montantes
et aux bottes; des couleurs commencent, assez rarement, à apparaître. Voici deux des
tons de marrons montrés dans le document

 

 

Après les chaussures montantes, reste les bottes, comm
celles équipant les paysans ci contre.

Un laçage permet d’assujettir la tige de la botte à la jambe.
La tige peut être plus ou moins haute,
et le laçage avec plus ou moins de tours.

Le laçage parait se faire généralement en enroulant
simplement le lacet autour de la tige, comme on peut
le voir sur les images ci dessous

L’extrémité du lacet est alors
coincée dans une des boucles
précédentes pour éviter que
le laçage se défasse.
Pour finir, cette image montre
en compagnie de modèles
« normaux » un personnage
portant des chausses/
bottes de cuir noir.

Il arrive aussi que le laçage passe par des fentes
régulières de la tige comme sur l’exemple ci-dessus.

 

Ici, on peut voir une  personne enfilant  une telle botte.
On constate que le lacet n’est évidemment pas encore en place,  et que le pied  est de la
même couleur que les mains : le personnage parait donc porter ses bottes pieds nus.
L’illustration ne montrant pas  son autre jambe, il est impossible de dire s’il porte des braies
courtes s’arrêtant juste à hauteur de la botte (ce serait étonnant) ou bien pas de chausses
du tout, car portant une robe longue celles ci ne sont alors pas nécessaires.
Ce modèle n’est pas unique, mais c’est le plus clairement visible.
Les accessoires permettront de découvrir les ceintures, fibules (broches), bourses, sacs et boucles du XIIIeme siècle.