Les épées

  • La bible de Maciejowski (voir la page de liens), présente des épées en grand nombre. Elles équipent indifféremment tout type de combattant, piétons et cavalier.
  • L’illustration ci dessus permet d’apprécier le modèle en vogue à cette époque. La lame est droite à double tranchant, large comme une main au niveau de la garde. Elle s’affine régulièrement jusqu’a pointe qui elle est arrondie. En longueur, la lame semble égaler celle d’un bras. Il pourrait y avoir une gouttière le long du centre de la lame, figurée par la marque bleutée, à moins qu’il ne s’agisse d’une décoration d’acier bleui. La garde est droite, la fusée ne laisse de place qu’à une seule main. Et un pommeau lourd, ici, l’un est trilobé, et l’autre rond. Ici, gardes et pommeaux sont de couleur blanche.
  • Sur ces personnages, on distingue aussi les baudriers. et les fourreaux sur lesquels on reviendra plus loin.
  • Les images suivantes présente toutes une garde droite et un pommeau rond de couleur dorée, et la lame est sans doute a section en losange avec arrête centrale.

  • L’arme suivante, elle à une lame elle aussi à arrête centrale, mais le pommeau est plutôt ovale, et la garde est légèrement courbée.

  • Pour terminer avec les épées dont la lame à une arête centrale, voici des armes dont les gardes et pommeaux diffèrent des précédents : Une arme à pommeau trilobé et garde droite se terminant en disques/boules après un coudage.

  • Un pommeau en losange, et une garde droite se terminant sans coudes par des disques/boules (ou des têtes d’animaux?)

  • Une arme à pommeau, non pas seulement rond comme un disque, mais ombré comme si il s’agissait d’une boule. La garde, courbée, présente des extrémités peu identifiables.

  • Les épées dont la lame présentent une arête centrale, ne sont pas les seules loin de la, elles ont été présentées les premières ici par simple commodité. Ainsi, on rencontre aussi de nombreuses armes présentant visiblement une gouttière en lieu et place de l’arête médiane avec les grands classiques : garde droite et pommeau disque « dorés », ou « argentés ». (De légères décorations en filigranes apparaissent parfois sur les gardes.

  • A noter que cette dernière arme semble d’une longueur plus importante que ses congénères.
  • Ici le pommeau en noix du brésil.

 

  • Là, un pommeau boule présentant des gravures.

  • Un autre pommeau boule gravé de deux traits parallèles, et dont la soie qui dépasse vient le river solidement à la garde.

  • Cette arme présente une garde s’évasant aux extrémités, et un pommeau dérivant dans sa forme des pommeaux attribués au vikings.

  • Ici le pommeau est fortement modifié par rapport à un possible modèle viking, et une marque en forme d’écu est visible dessus. La garde décorée de rayures s’évase sur les cotés.

  • Même forme de garde, sans les décorations, et un pommeau en forme de croissant de lune presque fermé.

  • Là aussi un pommeau bien déformé par rapport à un modèle viking, et une garde évasée aux extrémités, mais se terminant par trois pointes.

  • Même type de garde, mais un pommeau d’une forme plus épurée que le précédent.

  • En dehors des gouttières et arêtes médianes, les lames peuvent présenter d’autres décorations.
  • Une ondulation se promenant sur la longueur de la lame :

  • Des lames en acier bleui(?) présentant des décorations (lettres ou géométriques)

   

  • Cette épée, dont la lame est au fourreau à un beau pommeau en forme de palmette. La poignée de couleur blanche présente une décoration annelée. (lanière de cuir enroulée ?)

  • Quand elles ne servent pas, les épées sont bien sur rangées dans des fourreaux. Celui ci est porté du coté gauche du guerrier, et est tenu au moyen d’un baudrier.
  • J’ai distingué pour le moment trois types différents de fixation du fourreau au baudrier. Par ordre croissant de nombre de représentations dans le manuscrit, on remarque : une bande simple unique faisant juste le tour comme sur le personnage à l’extrême droite de l’image suivante :

  • Un modèle assez complexe, mais plutôt rare, montrant trois bandes, avec des croisillons entre elles.

  • Deux bandes perpendiculaires au fourreau, et deux autres se croisant entre les précédentes.

  • Noter que quand l’épée est au fourreau, on peut enfin distinguer la poignée de celle ci. Ici, une poignée de cuir ou tissu rouge.
  • Le modèle omniprésent dans le manuscrit est le suivant : deux bandes de maintient avec une seule bande en biais les reliant.

  • Le baudrier parait lui être constitué d’une ceinture assez fine bien serrée faisant le tour de la taille, et d’une autre plus lâche, tenant le fourreau en place contre la hanche, et qui permet de régler la hauteur de celui ci à la convenance de son propriétaire.

  • Pour maintenir l’inclinaison du fourreau ou trouve deux sangles sur son coté droit et une seule coté gauche. Le fourreau tenu en trois points peut ainsi avoir l’angle idéal pour que son propriétaire puisse sortir son arme le plus facilement possible.

  • A part ces deux exemples où l’on ne le distingue pas vraiment : (noter sur la dernière image le haubert, exceptionnel pour l’ouvrage, se terminant par des gants à doigts séparés, au lieu des moufles plus communes.)

  • Pour fermer le baudrier, on peut trouver des boucles classiques :

  • Ou bien au lieu de la boucle, on trouve juste la lanière percée sur laquelle on nouera (ou passera un bouton de cuir?) l’autre extrémité :

  • Les baudriers, on l’a vu sont de couleur blanche, à de rares exceptions près, comme ci après :

  • L’ouverture du fourreau n’est pas droite, mais « ondée », en position repos, une partie du fourreau vient en effet, recouvrir la garde. Cette zone du fourreau est habituellement dénommée la chape. Ici, une bordure de cuir ou métal blanc décore cette partie.

  • Sur l’image suivante, où l’arme est absente, on peut voir que la forme complète de la chape n’est pas symétrique. Si le coté externe est ondé, sur la face interne du fourreau, la forme est plus droite. (Notez ici les petites bandes décoratives sur le fourreau, et la longue bouterolle de bronze).

  • Peut être que la chappe remontant sur la garde, permettait d’empêcher la pluie de rentrer, et que les échancrures sur le devant permettaient d’avoir un accès plus facile à la lame. En effet il est possible grâce aux ondulations de dégainer l’arme en prenant appui sur la garde.
  • Sur l’illustration suivante, la chappe semble être bordée de laiton/bronze. La poignée semble recouverte de cuir noir, et une petite bande décorative est visible sur le fourreau.

  • Ici, la chappe semble bordée de métal blanc assorti au pommeau et à la garde de l’épée, dont la poignée semble recouverte d’un enroulement de cuir noir.

  • L’arme suivante, à un pommeau décoré de traits horizontaux, une poignée probablement de cuir marron, une décoration de chape blanche, et une bouterolle décorée d’une ouverture rectangulaire. Notez les traces d’éperonnage sur le flanc du cheval sous l’arrière de la selle.

  • Là, le fourreau noir protège une épée de la forme la plus commune, dont la poignée est probablement de cuir blanc.

 

  • Ce fourreau rouge sert d’étui à une arme dont le pommeau est caché, et dont la garde est d’une forme très simple. La bouterolle présente une décoration faite de trois ovales jointifs, par contre sa couleur laisse perplexe sur sa matière possible.

  • Ce modèle d’apparence assez sobre présente cependant de discrètes décorations. Sur le fourreau, il y a une large bande avec petit filet marqué autour de la chappe. Le baudrier lui a une belle boucle, et un filet sur chaque bord des lanières. La garde de la lame présente elle aussi un petit filet à chaque extrémité. La poignée rouge à un décor de croisillons, et le pommeau en disque présente un croissant de lune, et une palmette.

  • Ici, une arme dont le fourreau présente plusieurs bandes de décoration, une bouterolle avec une ouverture rectangulaire, et une petite boule à l’extrémité. La poignée de l’épée est rouge et décorée de petits carrés. On peut ici bien distinguer un pendant de ceinture à l’extrémité de la lanière du bouclier.

  • Le fourreau est ici en grande partie caché, mais l’on peut voir un baudrier de bonne qualité avec pendant de ceinture comme sur l’image précédente. On peut remarquer sur le pommeau la pointe de la soie de la lame, et à l’extrémité du fourreau une bouterolle avec une décoration ajourée assez complexe.

  • Cet exemple présente une bouterolle sans boule à son extrémité et avec une décoration ajourée assez simple.

  • Pour finir voici une série d’exemples de bouterolles en gros plan :